Côte d’Ivoire / Bataille autour du rachat de la Pisam : Pourquoi le Dg Eric Djibo a dit’ ’non’’ à l’acquéreur libanais
La Polyclinique Internationale Sainte Anne Marie (PISAM) ne sera pas vendue. Le rêve de l’homme d’affaires Libanais Sami Chabenne de racheter cette institution sanitaire, vient ainsi d’être brisé. Et pour cause, le directeur général de la PISAM, Eric Djibo s’est opposé à ce projet. Et ce, en dépit d’intenses négociations entreprises depuis plusieurs mois par Sami Chabenne. Si au départ, le successeur de feu Lamine Djibo avait semblé favorable, des informations en provenance du Maroc où exerçait l’homme d’affaires Libanais l’en ont dissuadé. En effet, Sami Chabenne qui dirigeait le groupe Saham-Santé au Maroc a été limogé pour’ ’incompétence’ ’En plus d’autres sources ont révélé que l’ex responsable de Saham-Santé qui a racheté certaines cliniques en Côte d’Ivoire en vue de les réhabiliter n’a pas été capable de tenir ses promesses. L’on cite notamment, le cas de la polyclinique du centre de Bouaké, celle des 2 Plateaux, de l’indénié…que Sami Chabenne n’a pu réhabiliter depuis plus d’un an. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, le D G de la PISAM, Eric Djibo a refusé l’offre de l’homme d’affaires Libanais. Du coup, l’on se pose la question de savoir pourquoi Sami Chabenne a-t-il pris le risque de racheter tous ces établissements sanitaires si tant est qu’il n’est pas en mesure de respecter ses engagements. Cette situation a soulevé le courroux du collectif des syndicats des cliniques privées dirigé par Monsieur Boguiffo. D’ailleurs, ceux-ci seraient favorable à une interpellation de la ministre de la Santé et de l’hygiène publique, Docteur Raymonde Goudou-Coffie afin qu’elle se penche sur cette situation. Ils estiment que la première responsable du système sanitaire ivoirien devrait mener une inspection au sein des cliniques rachetées par Sami Chabenne afin de s’assurer de leurs capacités réelles à offrir des soins de qualité aux Ivoiriens. Le directeur général de la PISAM a eu raison de lui refuser le rachat de sa structure.
A.K.