Côte d’Ivoire / Formation professionnelle : Le Fdfp renoue avec la performance
La nouvelle équipe dirigeante du Fonds de développement de la formation professionnelle (Fdfp) a mis le cap sur la performance. Plusieurs réformes entreprises à cet effet, portent leurs fruits.
« Le Fonds de développement de la formation professionnelle est au travail », a laissé entendre le secrétaire général, jeudi dernier devant des journalistes de la presse nationale qui visitaient la Maison de l’apprenti à Grand-Bassam après le siège du Fdfp à Abidjan-Treichville. En effet, Ange Léonid Barry-Battesti et ses collaborateurs venaient de leur présenter les différents services et infrastructures réalisées au cours de cette immersion au Fdfp. « Nous sommes au travail. Le Fdfp fait peu neuve. Nous sommes un fonds de développement », précise le secrétaire général à la suite d’une visite guidée de la Maison de l’apprenti par son responsable, Simplice Brou. « La Maison de l’apprenti de Grand-Bassam est un centre d’expertise des ressources humaines (Rh). Il est dédié à tout ce qui est recherche et formation. Nous accompagnons le développement des régions par des activités que nous développons », confie Ange Léonid Barry-Battesti. Le Fdfp dispose déjà de 6 antennes à l’intérieur du pays. Mais il envisage de faire mieux. « Nous avons reçu mandat d’avoir plusieurs antennes. Une étude a été lancée à cet effet. Les 6 antennes existantes l’ont été sur cette base. Les efforts que nous déployons à Abidjan, sont les mêmes que nous observons à Grand-Bassam et au niveau de nos antennes à l’intérieur du pays », informe le Sg. Destiné à développer les métiers des bâtiments des travaux publics (Btp) le centre de Grand-Bassam, vieux projet du Fdfp à en croire le Sg, est devenu un pôle d’expertise des ressources humaines. Il comprend des salles de formation, des ateliers techniques, des salles de conférence, des équipements de points, une salle d’archives, un restaurant, un site d’hébergement des apprenants, bref, un cadre propice à la formation des agents et des clients. Un amphithéâtre y est même prévu. Membre du Réseau africain des institutions et centres de formation professionnelle, le Fdfp a de l’expertise à revendre. En témoigne la présence d’une délégation du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage du Niger venue à son école. Toute chose qui confirme que le Fdfp a renoué avec la performance par des résultats en nette croissance, qui lui permettent de bénéficier de la confiance d’institutions internationales telles que l’Agence française de développement (Afd) et la Banque mondiale (Bm), qui envisagent même de réaliser des appuis conséquents. Et l’exercice 2019-2020 est la manifestation concrète de la bonne santé du fonds. Il totalise 12 milliards de francs Cfa de fonds agréés pour 17088 plans de formation en faveur de 18330 bénéficiaires. 205 projets de formation pour la même période 2019-2020. Pour aider les entreprises à sortir de la crise sanitaire, l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le fonds cumule 3 milliards. Au total, ce sont 11000 entreprises qui ont été appuyées par le Fdfp, ces 3 dernières années. Quand on sait que les cotisations sont à partir de 150.000f chaque année pour les grandes entreprises (Ge) et en dessous pour les petites et moyennes entreprises (Pme). Toutefois, des non cotisants se comptent parmi les bénéficiaires des financements du Fdfp. Au siège du fdfp, la presse a été instruite par la responsable des ressources humaines, Rufine Korandji, sur les missions et l’organigramme du fonds avant que les journalistes ne se familiarisent avec les différents services lors de la visite. Crée en 1992, le Fdfp oriente, impulse et met en œuvre la politique de formation professionnelle continue et l'apprentissage en Côte d'Ivoire. Il gère la taxe d'apprentissage (0,4% de la masse salariale) et la taxe additionnelle à la formation professionnelle continue (1,2%). Il a donc pour mission essentielle, le financement. Lors de la visite, les journalistes ont pu échanger avec les responsables de la direction des ressources financières, Koné Kationan, du département des grandes entreprises, Guy Affou, du département des Pme et des populations actives (les non cotisants), Georges N’guessan et du service suivi évaluation, Hortense Sahoré. Ils ont pu apprécier le travail abattu et se convaincre que le Fonds de développement de la formation professionnelle se porte bien.
A.K.





