Côte d’Ivoire / Abobo : Les chauffeurs des véhicules poids lourds en guerre contre la surcharge routière

Le Vice-président de la Chambre nationale des métiers en charge des conducteurs a invité, ce vendredi à la nouvelle gare d’Abobo, les transporteurs, conducteurs, commerçants et usagers à tourner le dos à la surcharge routière.

« Nous vous exhortons à dire non à la surcharge routière. Disons tous non à la surcharge routière. Nous avons tous l’impérieux devoir de préserver nos routes d’une dégradation accélérée voire d’une disparition. Nous devons absolument dire oui au péage et au pesage », a invité Vassidiki Fadiga. Expliquant aux uns et aux autres, la nécessité d’adopter cette attitude. Il a indiqué que l’Etat  de Côte d’Ivoire a injecté plusieurs milliards de francs cfa dans la construction de nouvelles routes mais aussi l’entretien de celles déjà existantes.

Pour lui, il est possible d’éviter à l’Etat d’engloutir des sommes colossales dans la réfection des routes par la faute de la surcharge routière. Avec un langage de vérité à tous les acteurs du transport Vassidiki Fadiga fait savoir que désormais, selon le règlement 14 de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa), la tolérance a chuté de 25% à 15%.

« En clair, cela veut dire que la loi ne tolère vraiment plus la surcharge routière. Ce qui va se passer désormais est qu’à partir du 15 avril 2021, tout véhicule pris en surcharge routière, sera déchargé de son contenu au détriment de son propriétaire », explique-t-il.

Les transporteurs, conducteurs et commerçants ayant pris conscience de la gravité de la situation, se sont engagés à mettre tout en œuvre désormais pour que la surcharge routière devienne un vilain souvenir.

Diaby K, responsable du secteur du transport des poids lourds au niveau de la commune d’Abobo, a félicité le président Vassidiki Fadiga pour cette campagne visant à dire non à la surcharge routière.

« Je suis le plus heureux car à cause de la surcharge, nous payons tous le prix le plus fort des désagréments et des coûts imprévus. Nous allons aussi traquer les camions de certains pays frontaliers qui abiment nos routes et déversent leurs produits dans des entrepôts à la frontière puis rentrent dans leurs pays respectifs sans surcharge », a-t-il mentionné.

Comme lui, de nombreux acteurs du transport ont pris l’engagement de se mettre au service de la lutte contre la surcharge routière. Au total, une mission bien réussie.

R.K.