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Dans un contexte ecclésial marqué par de nombreux défis pastoraux et humains, Monseigneur Jean-Jacques Koffi Oi Koffi se révèle comme un véritable pasteur selon le cœur du Christ. À Gagnoa, son épiscopat est porté par une proximité réelle avec ses prêtres qu’il accompagne avec sollicitude, discernement et amour fraternel.
Cette sollicitude pastorale s’est récemment manifestée à travers une délégation fraternelle : Monseigneur a mandaté le Père Alexis Attemené, Vicaire épiscopal, pour une visite surprise au Curé de la paroisse Notre-Dame des Missions de Zadiahio. Une démarche simple mais profondément significative, qui a vivement touché et enchanté le Curé des lieux, signe tangible d’une Église qui prend soin de ses serviteurs.
     Visiblement ému, le Curé confiait :
« cette visite fraternelle m’a profondément réconforté. Elle me rappelle que nous ne sommes pas seuls sur le chemin pastoral. À travers le Père Alexis, c’est Monseigneur lui-même qui est venu nous dire : courage, continuez la mission. C’est une grâce immense ».
Au-delà de la charge administrative, l’Archevêque fait le choix courageux de marcher avec son clergé, partageant leurs joies, portant leurs peines, soutenant leurs fragilités. Visites fraternelles, paroles d’encouragement, écoute attentive, gestes concrets de solidarité, autant d’actes qui traduisent une gouvernance pastorale enracinée dans l’Évangile.
Monseigneur Jean-Jacques rappelle ainsi que le prêtre n’est pas un simple agent pastoral, mais un homme appelé, consacré et parfois éprouvé, qui a besoin d’être soutenu pour mieux servir le peuple de Dieu. Son engagement en faveur du bien-être spirituel, moral et social du clergé, constitue un témoignage fort dans une Afrique en quête de repères, où l’autorité véritable se mesure à la capacité d’aimer et de servir.
     À travers ce leadership humble et engagé, l’Archevêque de Gagnoa offre un modèle d’Église fraternelle, où le pasteur marche devant, au milieu et derrière son troupeau, fidèle à la parole du Christ :
« je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11).
     Dans un monde tenté par l’indifférence et la dureté du pouvoir, ce geste pastoral sonne comme un appel prophétique : une Église vivante ne se bâtit pas sur la distance hiérarchique mais sur la proximité évangélique. Là où le pasteur prend soin de ses prêtres, le peuple retrouve espérance ; et là où l’amour précède l’autorité, le royaume de Dieu avance silencieusement mais sûrement.
Rémy Montini Dago