Côte d'Ivoire / Archidiocèse d’Abidjan : une église à l’image de la Trinité, riche de ses différences
A Abidjan, la nomination de Monseigneur Arnaud Kouamé comme évêque auxiliaire, offre à l’Eglise catholique un visage renouvelé, porteur d’admiration et d’espérance. A bien y regarder, cette réalité ecclésiale évoque, de manière presque symbolique, le mystère de la Trinité : unité dans la diversité, harmonie dans la différence, communion dans la mission.
« Ils sont trois, précise le Père Norbert Éric Abékan. Trois pasteurs, trois évêques, unis dans une même mission pour conduire le peuple de Dieu. Tous portent la soutane mais leurs couleurs, leurs silhouettes et leurs origines diffèrent. Et pourtant, ils ne forment qu’un seul corps, une seule famille, celle des successeurs des Apôtres.
L’un est mince. C’est lui le chef, l’Archevêque, guide de l’Eglise locale.
L’autre est grand, tel une montagne venue de l’ouest, solidement implantée au bord de la lagune Ébrié.
Le troisième, plus trapu, venu des terres profondes de la forêt akyé, apporte avec lui la chaleur et la richesse de ses racines.
Trois visages, trois silhouettes mais une seule église », a-t-il professé.
Quelle richesse !
Depuis quelque temps, un souffle nouveau anime l’Église catholique en Côte d’Ivoire. A travers l’action de ses pasteurs et l’accompagnement du représentant du Saint-Siège, Son Excellence Mgr Mauricio Rueda Beltz, nonce apostolique, la communion ecclésiale se renforce. L’église ne ressemble plus à un ensemble dispersé, mais bien à un corps vivant, uni et dynamique.
L’arrivée d’un nouvel évêque auxiliaire à Abidjan vient encore embellir ce tableau. Il s’agit de Son Excellence Mgr Arnaud Kouamé, accueilli avec joie et fierté. Fils du terroir, marqué par son passage comme curé-doyen, il incarne cette église proche du peuple, enracinée dans son histoire et ouverte à l’avenir.
Son parcours rappelle une évidence dans l’église, personne ne vient de nulle part. Chaque mission s’enracine dans une communauté, une histoire, une fidélité. Toute responsabilité nouvelle est un appel renouvelé au service.
Ainsi se dessine à Abidjan une église véritablement famille de Dieu : une église synodale où chacun a sa place.
Une église diverse où cohabitent les fils des montagnes, des lagunes et des forêts.
Une église unie où les différences ne divisent pas mais enrichissent.
Comme un diamant aux mille facettes, elle reflète la beauté de Dieu dans la pluralité de ses expressions.
Oui, l’église est belle lorsqu’elle est unie, diverse et fidèle à sa mission.
Et à travers ces trois pasteurs, un grand, un mince et un plus trapu. C’est toute la richesse du peuple de Dieu qui se donne à voir en Côte d’Ivoire.
Rémy Montini Dago





