Côte d’Ivoire / Chefferie traditionnelle de Bouaké : 75 chefs restaurés par le ministre Hamed Bakayoko
Fin d’exercice dans l’informel pour 72 chefs traditionnels du canton Pharis depuis ce jeudi 5 avril. En effet, pour cause de crise qui a secoué durablement la région du Gbêkê, des chefs traditionnels exercent pour la majorité sans reconnaissance officielle de la tutelle. Désormais, c’est un tort réparé dans le canton Pharis. Ils viennent de compléter à 75 le nombre chefs qui avaient le privilège de disposer d’un sésame du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité intérieur. Et c’est le ministre d’Etat Hamed Bakayoko qui lui-même a effectué le déplacement au palais du carnaval de Bouaké pour leur remettre leurs arrêtés de nomination sous l’œil vigilant de leur parrain, le ministre d’Etat Ahoussou Jeannot. Pour le maire Djibo Nicolas et le 1er vice président du Conseil régional Lambert N’guessan, « c’est une normalisation heureuse d’une situation qui n’a que trop duré ». Toutefois, ils ont souhaité qu’outre la situation des chefs du canton Pharis qui vient d’être satisfaite, celle des autres garants des us et traditions des autres cantons de la région qui exercent sans attributs administratifs soit vite solutionnée. Sur la question, le ministre d’Etat Hamed Bakayoko a déclaré à ses interlocuteurs que la solution se trouve dans la mise en place de la chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire par le président de la République Alassane Ouattara, « pour donner aux chefs traditionnels la place qui est la leur dans le développement des localités et la recherche de la cohésion sociale », a-t-il indiqué. Par ailleurs, il a invité les chefs traditionnels à toujours assurer leur mission avec autorité et responsabilité. « Je demande de ne pas laisser les intrigues politiciennes influencer votre tâche qui est si noble », a-t-il instruit. Quant au parrain, le ministre d’Etat Ahoussou Jeannoh, il a salué l’initiative de ses filleuls de se retrouver dans l’union des chefs traditionnels pour le développement du canton Pharis pour obtenir leur reconnaissance par des actes. Non sans prodiguer des conseils. « Soyez des artisans de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble », a-t-il conseillé. Tous les intervenants ont salué l’initiative de la présidente du comité d’organisation Madame N’guessan N’dri Aimée qui n’a ménagé aucun effort pour parvenir à cette fin heureuse pour ses parents.
D.V.K