Le type d’opposition choisi par le président du Front populaire ivoirien (FPI) semble la voie la plus sage. En effet, les discussions entre Pascal Affi N’Guessan et le Gouvernement ivoirien portent leurs fruits. Le Gouvernement a décidé, ce mercredi en conseil des ministres du dégel des comptes de certains dignitaires de l’ancien régime dont la sœur cadette de Laurent Gbagbo, Jeannette Koudou et de la libération de détenus pro-Gbagbo.

Ce sont au total 70 prisonniers sur les 206 en ce moment en cabinet d’instructions qui bénéficient de cette liberté provisoire et cinq dignitaires du FPI dont les comptes sont dégelés sur les 43 comptes encore gelés.

En attendant la publication des noms des 70 prisonniers concernés, les bénéficiaires de la mesure de dégèle des comptes bloqués sont connus.

Il s’agit de Koudou Jeannette, de N’Guessan Ano Gilbert, de Sanssan Kouao, d’Atté Philipe et de Gossio Marcel dont le compte a été partiellement dégelé.

«Il convient de préciser que les 206 personnes détenues devant les juridictions ne sont pas liés à la crise postélectorale. Elles sont détenues pour des faits d’atteinte à la sureté de l’état ou des troubles à l’ordre public. Sur les 206 en cabinet d’instructions, le ministère de la justice a décidé de la mise en liberté provisoire de 70 d’entre elles dont la détention n’est plus nécessaire pour le bon déroulement de l’instruction. Cette liste sera communiquée dans les prochains jours par le ministère en charge de la justice. S’agissant du dégel des comptes bancaire encore gelé à ce jour, il convient de préciser que pour des questions liées à des procédures en cours devant les juridictions, 43 comptes bancaires sont encore gelés. Le ministère public en prenant en compte l’état des procédures en cours et la situation humanitaire des bénéficiaires de ses comptes a décidé du dégel total de compte de quatre personnes que sont : Koudou Jeannette, Nguessan Ano Gilbert, Sansan Kouao et Atté Philipe. Le ministère public a également décidé du dégel partiel du compte de Gossio Marcel », a expliqué le porte-parole du gouvernement ivoirien.

Bruno Nabagné Koné a rappelé, que le FPI avait remis au gouvernement une liste de 300 personnes qu’ils considéraient comme détenus à la suite de crise postélectorale.

«L’examen de cette liste fait ressortir que 15 personnes ne font pas l’objet de détention parce que déjà mise en liberté provisoire Rechercher liberté provisoire ou qu’elles n’ont jamais été détenus. 17 personnes sont inconnues des fichiers de l’administration pénitentiaire du ministère de la justice. Le ministère de la justice reconnait détenir dans ses établissements pénitentiaires, 268 personnes dont 206 en cabinet d’instruction, 29 en instance de jugement et 33 déjà condamnés, » a conclu, Nabagné Koné.

A.K. avec koaci