Côte d’Ivoire / Thierry Mariani dénonce le 3è mandat de Ouattara et l’indifférence coupable de l’Union européenne

L’ancien ministre français et Eurodéputé, Thierry Mariani interpelle la communauté internationale et particulièrement l’Union européenne sur les dangers du scrutin du 31 octobre en Côte d’Ivoire. Déclaration.

 

« Le 31 octobre, les Ivoiriens sont appelés aux urnes pour élire leur président. Un scrutin qui risque de se dérouler sous les pires auspices tant la situation politique est inflammable.

Rappelons beaucoup les circonstances qu’il y a une dizaine d’années avaient coûté la vie à 3000 personnes. La Côte d’Ivoire, c’est vrai semble bien lointaine pour certains Européens. Ce qui est bien plus surprenant, c’est qu’elle est lointaine aussi pour ceux qui s’époumonent habituellement pour surveiller les élections et défendent les droits de l’homme.

Il y a beaucoup à dire au sujet du président Ouattara qui a amplement modifié sa constitution afin d’être candidat à un troisième mandat successif. Cette attitude avait déjà choqué de très nombreux Ivoiriens Mais cela ne s’arrête pas là. Le pouvoir central d’Abidjan multiplie les manœuvres judiciaires, instrumentalisant souvent le droit international pour ses intérêts partisans afin d’interdire à Laurent Gbagbo, à Guillaume Soro et à ses principaux opposants de défendre leur candidature.

Alors donc, pourquoi Monsieur Ouattara bénéficie-t-il d’une telle indulgence de la part de la communauté internationale ?

D’abord parce qu’il fait partie du cénacle de ses élites mondialistes. Economiste du FMI, ancien gouverneur de la BECEAO. C’est le candidat idéal du mondialisme en Côte d’Ivoire. Il bénéficie donc de très grandes amitiés des institutions supranationales qui préfèrent fermer les yeux sur ses agissements. Par ailleurs, Monsieur Ouattara traite les frontières de la Côte d’Ivoire comme la gauche européenne le souhaite, il ferme les yeux voire encourage l’immigration étrangère dans son pays.

Il est grand temps que l’Union européenne prenne la parole. Car si ces élections, le 31 octobre prochain, sont tronquées, les institutions international, le parlement européen perdra tout crédit pas seulement en Côte d’Ivoire mais aussi en Afrique de l’Ouest. L’Union européenne paraitra donner l’image d’actions injustes et partisanes remplaçant les liens historiques qui unissent nos pays à certains pays africains par des pures opérations de dominations économiques ou micro-financières au bénéfice de cette super classe internationale qui est parfaitement représentée aujourd’hui par le président actuel de la Côte d’Ivoire qui visiblement par touts les moyens, quitte à violer la constitution, a décidé de se maintenir au pouvoir ».