Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan Kambilé, a rendu visite, hier jeudi, aux magistrats du Pôle pénal économique et financier (PPEF), sis à Cocody Saint-Jacques. À cette occasion, il leur a apporté le soutien du gouvernement, tout en les exhortant à préserver leur crédibilité et l’image de l’institution judiciaire. D’entrée, le ministre a tenu à rassurer les magistrats sur la confiance que leur accorde sa tutelle.
« Ce qui s’est passé ne repose sur aucun fondement. Je vous fais entièrement confiance. Je n’ai jamais douté de vous. Vous avez le soutien du gouvernement de la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré. Avant de recourir à un proverbe pour illustrer son propos : « Le serpent ne mord que le pied de celui qui marche ». Poursuivant son intervention, Jean Sansan Kambilé a invité les magistrats à tirer les enseignements du « tourbillon médiatique ». Il les a exhortés à exercer leurs fonctions en toute indépendance, tout en se tenant à l’écart de tout comportement susceptible de porter atteinte à la crédibilité de leur institution.
« Ne prêtez pas le flanc. Vous représentez l’image de la Côte d’Ivoire. Je n’accepterai pas que l’on touche à l’image de l’État de Côte d’Ivoire », a-t-il insisté. Le Garde des Sceaux a également évoqué la crédibilité dont jouit le Ppef auprès de partenaires internationaux, notamment américains.
« Si les Américains viennent vers le Pôle pénal économique et financier, c’est parce que vous êtes crédibles », a-t-il fait remarquer.
Pour le ministre, cette confiance constitue une responsabilité supplémentaire pour les magistrats. « Cette affaire vous permet de savoir que vous êtes redevables à la Côte d’Ivoire », a-t-il martelé.
Le confrère Jeune Afrique avait rapporté, dans l’une de ses publications, que des gendarmes auraient ouvert, à la demande du Fbi (Federal Bureau of Investigation ou encore Bureau fédéral d’enquête) des États-Unis, une enquête visant le Pôle pénal économique et financier. Une information qui a suscité des réactions et remis au centre du débat la question de la crédibilité de cette juridiction spécialisée.
Y.C.