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Côte d’Ivoire / Coronavirus : Gon réagit : « Je n’ai jamais donné l’ordre de libérer qui que ce soit »

Le Premier ministre ivoirien, Gon Coulibaly déclare n’avoir pas donné l’ordre de libérer les 1213 voyageurs à risque de l’INJS. Il lui était reproché de n’avoir pas respecté les mesures établies par le Conseil national de sécurité (CNS) pour lutter contre le Coronavirus.

 

Gon Coulibaly, candidat déclaré du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) pour la présidentielle d’octobre 2020, a tenu à donner des clarifications à un internaute sur cette question. Sur sa page Facebook, le mardi 24 mars 2020, il nie avoir donné l’ordre de libérer certains voyageurs qui ont quitté le pays ayant plus de cent cas confirmés au coronavirus.

« Bonjour Monsieur, je n’ai jamais donné l’ordre de libérer qui que ce soit. Lorsque j’ai appris que certains voyageurs n’avaient pas respecté les mesures de mise en quarantaine prévues à leur arrivée à l’aéroport FHB, j’ai immédiatement donné des instructions pour exiger que les familles concernées prennent toutes les dispositions nécessaires pour leur confinement à leur domicile », s’est-il défendu.

 

Alors que, peu de temps avant, Gon Coulibaly avouait à demi-mot sa culpabilité sur son compte Twitter par rapport à ce fait, décrié en Côte d’Ivoire. Du coup, certains mis en cause, étaient contraints de présenter leurs excuses publiques. En réalité, il n’est pas reproché au premier ministre d’avoir autorisé que les gens ne se conforment pas à la quarantaine. Mais, plutôt, il lui ait reproché d’avoir donné l’instruction afin que cette mesure gouvernementale soit violée.

 

« Quand un citoyen est en faute, on le sanctionne, on ne l’accompagne pas dans sa faute. C’est ce qu’a fait Gon en optant pour l’auto-confinement des voyageurs à risque qui s’étaient soustraits de l’aéroport », pensent certains observateurs.

 

En effet, Gon Coulibaly aurait rappelé la dizaine d’élites (enfants Bictogo, enfant Ahoussou, épouse Donwahi, Jacques Anouma, famille A’salfo, Max Gradel…) à l’INJS pour une quarantaine VIP si possible, puisqu’ils ne sont aucunement au-dessus des autres. Cette mesure aurait été plus avantageuse que de mettre en liberté 1213 passagers à risque pour ne pas donner l’impression de favoriser quelques-uns. Mieux, en tant que chef du gouvernement, il aurait pu ouvrir une enquête pour situer les responsabilités. Les conditions de mise en quarantaine entraient dans le cadre des mesures de sécurité et de surveillance jugées renforcées.

 

Pour rappel, le chef de l’Etat ivoirien lors de sa sortie le lundi 23 mars 2020, a désavoué publiquement Gon Coulibaly concernant cette situation scandaleuse. « Nous sommes tous égaux devant la loi et devant la maladie. Je n’accepterai pas que cela se reproduise à nouveau », avait blâmé Alassane Ouattara.

benintimes