Nous sommes le: 07/12/2019 et il est: 01:52

Côte d'Ivoire / Caution de 100 millions annoncée par Ouattara: Les condamnations fusent de partout

Après Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale qui a estimé que le « président ne devrait pas dire ça en démocratie » c’est au tout du président du Front populaire ivoirien Pascal Affi N’guessan de juger « indécent » de la part de Ouattara d’aborder le sujet en dehors d’un « cadre organisé»

 

Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) Pascal Affi N’guessan, a jugé « indécent » que le souhait du chef de l’Etat Alassane Ouattara d’augmenter le cautionnement pour la présidentielle de 2020 à 100 millions FCFA ait été exprimé en dehors d’un « cadre organisé », estimant que le sujet doit être abordé « de façon sérieuse », face à la presse samedi à Abidjan.

 

« Ce n’est pas le montant qui me parait plus important (mais) le débat même, la manière et le contexte dans lequel ce problème est posé. Je trouve indécent qu’un sujet aussi important fasse l’objet d’un tel traitement. », s’est indigné M. N’guessan, ajoutant que la question nécessite des « cadres organisés, structurés » et doit être évoquée « de façon sérieuse et non sur le ton de la plaisanterie ».

 

Selon lui, « le chef de l’Etat a une lourde responsabilité et ne doit pas parler n’importe où et n’importe comment sur des sujets aussi sensibles parce qu’il entretient la confusion inutilement », avec des propositions « qui ne relèvent pas de sa responsabilité ».

 

« La manière de poser le problème ne me parait pas appropriée » et « dans tous les cas si ces choses doivent changer, cela doit faire l’objet d’une loi », a expliqué le président du Fpi, se demandant s’il ne s’agit pas d’un « ballon d’essai », en marge de la 5e assemblée générale ordinaire de l’organisation des femmes de son parti.

 

En visite dans le Hambol (Centre-nord), Alassane Ouattara a souhaité jeudi une « caution de 100 millions FCFA » pour la présidentielle de 2020, estimant que « c’est important qu’il n’y ait pas trop de candidats pour que les Ivoiriens puissent les entendre », au cours d’une rencontre avec les cadres, chefs traditionnels et religieux de la région.