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Côte d’Ivoire / Art pictural : Monné Bou revisite la femme, l’enfant, la misère… après une période de retraite

Les œuvres de l’artiste-peintre Monné Bou sont en vitrine sur les cimaises de la galerie la Rotonde des arts contemporains au Plateau. Et ce, dans le cadre d’une exposition dénommée‘Hommage à Monné Bou’’ qui se tient durant le mois de décembre.

De retour sur la scène artistique après une longue période de retrait pour des raisons de maladie, l’artiste ivoirien et ses tableaux sont ainsi à l’honneur pour le bonheur des inconditionnels de l’art pictural, heureux de redécouvrir les œuvres de Monné Bou, réalisées à travers une technique de peinture abstraite et complexe.

Il s’agit de la peinture par jet, une technique qui consiste à jeter la peinture sur la toile sans la toucher afin d’obtenir des dessins à partir des pointillés.

Des thèmes aussi importants de la société comme la femme, l’enfant, la misère sous toutes ses coutures, le mal-vivre qui gonfle le présent, les maladies dont souffre la société et bien d’autres thématiques sont traités par l’artiste.  

Monné Bou peint ainsi avec une technique originale, la société dans son fonctionnement.

« C’est une technique assez spéciale qu’on a pas l’habitude de voir dans les techniques classiques de certains plasticiens qu’on a déjà vus en exposition. Je trouve personnellement ses toiles géniales », confiait récemment, un étudiant de l’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle (Insaac), à l’occasion du vernissage de l’exposition  ‘Hommage à Monné Bou’’.

Bien d’autres invités de la galerie dont des plasticiens, n’ont pas caché leur admiration face à l’esthétique picturale de l’artiste ivoirien. Pour Monné Bou, le marché des œuvres d’art a de l’avenir dans les Etats africains. Il faut juste être patient et y croire.

« A tous les artistes plasticiens de Côte d’Ivoire, nos jeunes Etats ont leurs priorités. Ils font quand même des efforts pour former des collectionneurs. Avec patience, nous pouvons vendre des œuvres. Nous ne courons pas, nous allons aux pas. Evidemment, l’artiste qui crée est en train d’enfanter. Quand on fait une toile et qu’on la signe, on vient de mettre un enfant au monde à qui on a donné toute l’intelligence pour qu’il voyage seul », a-t-il conseillé.

Abou Adams