Situé dans la sous-préfecture de Gabiadji dans le département de San-Pedro, Nonoua fait partie des villages déplacés dans le cadre de la réalisation du barrage de Kossou. Depuis plusieurs semaines, cette importante localité est confrontée à une grave pénurie d’eau potable qui affecte plus de 4.000 habitants. Face l’absence de source fiable d’approvisionnement en eau potable, les populations de Nonoua sont contraintes de se tourner vers des sources précaires, notamment les marigots et les puits traditionnels, pour satisfaire leurs besoins quotidiens. Une situation qui les expose fortement aux maladies hydriques. 

Face à la persistance de ce manque criant, les populations, excédées par leurs conditions de vie, ont manifesté leur mécontentement pendant plusieurs années, réclamant une intervention urgente et durable afin de mettre fin à leur calvaire. 

Le vendredi 11 septembre 2026, le député de Doba- Gabiadji et San-Pedro sous-préfecture, Bernard Kouassi Kouamé s’est rendu avec une forte délégation dans la localité afin de s’enquérir de la situation et d’échanger directement avec les populations. Au cours de cette rencontre, le parlementaire a pu mesurer l’ampleur et la gravité de la crise que traverse la localité. Impuissants face au manque d’eau potable, les habitants n’ont d’autres choix que de puiser dans les marigots et les puits traditionnels. Une pratique qui constitue, selon eux, une véritable menace pour leur santé. 

A en croire le secrétaire de la chefferie, Franck Kouadio Kouassi, un projet pilote de système hydraulique villageois amélioré, réalisé par l’Office national de l’eau potable (ONEP), avait pourtant permis d’apporter une première réponse aux besoins de la population. Cependant, le mini-château d’eau réalisé dans le cadre de ce projet a rapidement montré ses limites face à la croissance démographique. Avec l’augmentation du nombre d’habitants, ses capacités sont devenues insuffisantes avant de finalement tomber en panne, privant ainsi le village de la principale source d’eau potable. Les femmes sont particulièrement touchées par cette situation. Par la voix de Sylvie Kouamé Aya, elles ont fait savoir qu’elles sont contraintes de parcourir quotidiennement plusieurs kilomètres à la recherche d’eau dans les marigots et les puits, ajoutant que cette corvée quotidienne constitue un lourd fardeau qui affecte considérablement leurs conditions de vie ainsi que celles de leurs progénitures. 

Face à la raréfaction de l’eau qui a durablement affecté les ménages rendant le quotidien des femmes plus difficile, le député Bernard Kouassi a promis d’entreprendre des démarches auprès des autorités compétentes afin qu’une solution durable soit trouvée dans les meilleurs délais.

« Nous sommes ici pour chercher des solutions à ce qui mine Nonoua depuis des années. En tant que député, on vote des lois, mais l’une de nos missions, c’est de venir vous écouter et relayer vos préoccupations auprès des décideurs. J’ai entendu votre cri de cœur. L’eau, c’est la vie. Je porterai personnellement votre doléance auprès de la direction de l’ONEP et du ministère en charge de l’Hydraulique afin que des solutions durables soient trouvées dans les meilleurs délais », a-t-il promis, appelant les populations du V-Baoulé à faire confiance au président de la République, Alassane Ouattara dans sa quête d’une Côte d’Ivoire plus rayonnante en passant par le plus petit des villages.

Vivement qu'une solution soit trouvée pour le bonheur des populations de ce gros village.

B.V.

Correspondant régional