Cinéma / A’salfo : « C’est un festival qui s’inscrit dans la dynamique de paix que nous recherchons »

La 12ème édition du festival Ciné droit libre a ouvert ses portes, le mercredi 14 octobre, à l’Institut Goethe, en présence d’un parterre d’invités engagés dans la promotion des droits de l’Homme et de la paix.

Expliquant les enjeux de ce Ciné droit libre 2020, placé sous le thème ‘‘Pour des élections apaisées’’. le coordonnateur du festival, Sangaré Yacouba, a  indiqué que « la majorité silencieuse des Ivoiriens, celle qui ne milite dans aucun parti politique, aspire profondément à la paix. Nous devons donc nous battre pour imposer la paix à ceux qui préparent la guerre. C’est pourquoi il faut saluer toutes les initiatives visant à promouvoir la paix et à amener ceux qui veulent  se battre, à comprendre la nécessité de mettre fin à la belligérance et à privilégier la voix du dialogue. C’est dans cette dynamique que nous avons choisi d’axer ce festival sur la sensibilisation pour des élections apaisées. Notre objectif, c’est zéro mort, avant et après le vote ».

Aussi a-t-il indiqué qu’en lieu et place des projections grand public en plein air, le festival sera meublé cette année de 2 séances de projections à l’Institut Goethe et deux autres à Abobo et à Koumassi-Campement, avec un nombre de places limité, dans le strict respect des mesures barrières contre la propagation de la Covid-19.

Pour le parrain de cette 12ème édition du festival, Salif Traoré dit A’salfo, lead-vocal du célèbre groupe Magic System, Ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco, patron de la Fondation Magic System -partenaire  du festival dans le cadre de l’opération « Engagés pour la paix » avec l’Union européenne, Ciné droit libre est une belle initiative qui mérite d’être soutenu.

« C’est un festival qui s’inscrit dans la dynamique de paix que nous recherchons. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, il est difficile d’être neutre. Même aller à l’église ou à la mosquée peut être interprété comme faire de la politique. C’est ce qui démontre la tension qui existe dans notre pays. Donc c’est avec courage que certains partenaires au développement comme l’Union européenne s’engagent à notre côté pour promouvoir la paix.  Et c’est ce qui nous a incités aujourd’hui à accompagner le festival Ciné droit libre qui œuvre pour ces mêmes valeurs », a déclaré Asalfo.

Son allocution a été suivie de la première projection du festival. Notamment, celle d'un film documentaire sur la première élection présidentielle apaisée et inclusive qu'a connue le Burkina Faso après une insurrection nationale qui a emporté l'ancien président Blaise Compaoré. Il s'agit du film "Espoir démocratie" de Gideon Vink et Abdoulaye Diallo. La projection a été suivie d’un panel sur le thème "La contribution de la femme à des élections apaisées". Il a été animé par Nathalie Kouakou, Présidente de l'Ong Vivre Ensemble et Pca de la plate-forme des jeunes et des femmes pour la consolidation de la paix et la prévention des conflits en Afrique de l'ouest, Alexandra Azaud, cheffe du département Femmes, enfants et personnes vulnérables au Conseil national des droits de l'homme (Cndh) et Silue Jocelyne, membre du Compendium des compétences féminines de Cote d'Ivoire et de Crea-Paix.

Les projecteurs s’éteindront sur le festival de films consacré à la promotion des droits humains et de la liberté d’expression, Ciné droit libre, demain samedi 17 octobre 2020.

A.A.