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Côte d’Ivoire / ‘’La chine ‘’réclame le corps d’Arafat

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Ils sont nombreux, les jeunes, férus de la musique de Dj Arafat qui ont pris d’assaut tous les couloirs de la cité Batim située à Cocody-Angré. Ceux que l’artiste disparu appelle ‘’ la chine’’ pour leur amour pour son style vestimentaire et sa musique réclament le corps de leur idole.

 

En file indienne, ils viennent des communes d’Adjamé, Yopougon, Koumassi, Abobo, scandant le nom de leur idole. « Il n’est pas mort. S’il est vraiment mort, montrez-nous son corps. Beerus Sama est bel et bien vivant. Il dit qu’il va vivre pendant 100 ans sur la terre…. », scandaient des jeunes surexcités.

 

La présence des forces de l’ordre massivement déployés aux alentours de la cité de l’artiste, ne suffisait pas à décourager les jeunes ‘’chinois’’. Au parking de la cité, des baffes ont été installées où l’on joue des chansons du célèbre artiste coupé-décalé dans une folle ambiance.

 

Devant son portail, de Dj sont postés des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité 2 (CRS 2) empêchant les jeunes d’accéder à l’intérieur de la maison. Où des parents et amis proches du défunt artistes sont installés pour recevoir les autorités et autres artistes qui s’y rendent pour présenter les condoléances à la famille éplorée.

 

Un groupe de jeune en provenance d’Adjamé (ils ont marché d’Adjamé à Cocody) très affecté par le décès de l’icône, demande la présence d’Hamed Bakayoko, ministre d’Etat, ministre de la Défense.

 

« Les policiers nous empêchent d’accéder à la cour d’Arafat. Nous demandons à papa Hamed Bakayoko de se rendre sur les lieux pour régler ce problème. Tout ce que nous demandons, c’est de voir Arafat, un point c’est tout. Tant qu’on ne voit pas Arafat, nous n’allons pas quitter ici », fulmine Fofana Maiga, un jeune à la barbichette blanche de la même trempe qu’Arafat.

Depuis le grand carrefour de la cité, l’on aperçoit des jeunes vêtus de tee-shirt délavés assorti de jean appelés bad-boy et des filles dans des tenues peu catholiques sont en larmes, d’autres en groupe discutent pour savoir si l’artiste est encore en vie ou pas. Tandis que d’autres très surexcités lancent des invectives relativement au fait qu’ils n’arrivent accéder au domicile de l’artiste. Tout cela dans une ambiance que les forces de l’ordre n’arrivent toujours pas à canaliser lors de notre passage aux environs de 16 h.

R. K.


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