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CPI / « Fatou Bensouda poursuit ses enquêtes en Côte d’Ivoire »

Gbagbo Blé Goudé.jpg L'ancien président ivoirien et son poulain sont encore dans les liens de la prévention.

Une délégation de la représentation nationale de la Cour pénale internationale (Cpi) a effectué, ce mercredi 10 juillet  2019, une mission de sensibilisation et d’information au quotidien Le Jour Plus.

Le responsable de la sensibilisation du bureau national de la Cour pénale internationale (Cpi), Cheikh Tidiane Touré a indiqué, hier à la salle de conférence du quotidien Le Jour Plus, que la juridiction internationale n’est pas une Cour partisane. « La Cpi n’est pas une Cour politique mais plutôt une Cour où la justice rendue est impartiale, équitable, transparente et pas toujours conforme aux spéculations constatées dans les médias ». Le fonctionnaire mauritanien de la Cpi a ajouté que la plus grande justice du monde est le bébé de 123 Etats dont une trentaine en Afrique.  La vocation première de la juridiction de La Haye, selon  Cheikh Touré  Tidiane, est d’aider à mettre un terme à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale, et de contribuer ainsi à leur prévention. Cette rencontre avec les journalistes de votre quotidien autour du thème : ‘’ La promotion de la justice pénale internationale et la lutte contre l’impunité, à travers la mise en œuvre du Statut de Rome : Pour une meilleure compréhension des mécanismes de fonctionnement de la Cpi’’ a été une aubaine pour les envoyés de la Haye d’éclairer davantage la lanterne des uns et des autres sur certains sujets. Selon notre hôte, la Cpi n’a pas fini encore avec la Côte d’Ivoire. « La procureure Fatou Bensouda poursuit ses enquêtes sur le dossier ivoirien.  Je ne sais pas où et à quel niveau elle se trouve mais Madame la procureure poursuit ses enquêtes en Côte d’Ivoire. Et, elle le dit d’ailleurs », a-t-il confié. Selon Cheikh T. Tidiane, la Cpi est méconnue des populations ivoiriennes si bien que « tout le monde est devenu juge en Côte d'Ivoire ».C'est donc pour une meilleure compréhension du fonctionnement de la Cpi que la rencontre se tenait. Le responsable de la sensibilisation du bureau Cpi Côte d'Ivoire, Cheikh Touré, a répondu aux personnes qui accusent l'institution judiciaire de n'intervenir qu'en Afrique. « La Cpi n'est pas contre (eux) mais ce sont les africains qui ont des problèmes avec le respect des valeurs humaines. Nous devons aider à bâtir un monde plus juste ». Me Brahima Sako, représentant du bureau du conseil public pour les victimes en Côte d’Ivoire a instruit la rédaction sur l’assistance aux victimes à la Cpi. Il s’agit de l’assistance et la réparation à apporter à ceux qui ont dû subir de graves traumatismes. Pour le juriste, une opinion publique bien informée peut contribuer, a-t-il dit, à garantir durablement le respect de la justice internationale ainsi que sa mise en œuvre. Cheikh Touré a terminé en souhaitant que le prochain anniversaire du Statut de Rome, le 17 juillet prochain, soit une occasion pour les populations de se rapprocher de la Cpi notamment sur ses missions, son mécanisme de fonctionnement dont le sort des victimes reste une préoccupation essentielle. Une projection de film sur l’institution judiciaire a eu lieu suivie d’une séance d’échanges avec les journalistes.

Y. Coulibaly


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