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Côte d’Ivoire / Noël Dourey à propos de la crise au Burida : « C’est un sit-in ridicule »

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C’est un Noël Dourey outré qui était face à la presse dans l’après-midi de ce mercredi. Au menu des échanges, les troubles qui ont repris au Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida).

 

Depuis quelques jours, le Burida est de nouveau secoué par la crise dite de la démission de la directrice générale…

 

Je voudrais saisir ce moment pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur ce qu’on appelle abusivement une crise au Burida. En fait, il n’en est rien du tout. Jusqu’à preuve du contraire, le Burida est une maison dirigée par un Conseil d’administration avec comme Directrice générale Mme Irène Assa Vieira. Une crise suppose que les organes de cette organisation ne fonctionnent pas. Nous avons heureusement la chance de constater le contraire, ces organes marchent et se complètent.

 

Pourtant des artistes ont initié un sit-in lancé devant les locaux du Burida…

 

C’est l’œuvre d’un collectif de syndicats et de tartempions qui se sont réunis pour faire croire qu’il y avait une crise au Burida. Mais c’est faux ! Puisque le Conseil d’administration lui-même a exprimé haut et fort qu’il ne se reconnait pas dans ce qui se passe. Je voudrais d’ailleurs saluer la hauteur de vue que le Conseil d’administration a eue pour dénoncer ce qui n’est ni plus ni moins qu’une forfaiture. Mais je voudrais quand même souligner que nous sommes une société sérieuse avec des sociétaires sérieux. Depuis l’arrivée de M. Séry Sylvain le Burida a sorti de ses caisses 99 millions FCFA pour, dit-on, assurer la pérennité ou alors une bonne gestion de cette maison. 99 millions de FCFA qui se soldent par un sit-in inopportun, ahurissant et ridicule. 53 millions ont été dégagés pour un audit. Les résultats de cet audit ne sont même pas encore connus que des artistes manipulés, instrumentalisés et qui sont les moins productifs en plus, se mettent en branle pour dénoncer la gestion de Mme Vieira, en souhaitant sa mort.

 

Sans blague…

Ah oui, en réalité, c’est de cela qu’il s’agit ! Quand vous avez insulté une dame qui donne la vie en des termes virulents et obscènes, c’est sûr que ce n’est pas la vie que vous lui souhaitez, mais la mort. Et je pense honnêtement que des gens vraiment soucieux de la sauvegarde du Burida ne peuvent agir de la sorte. Parce que le Burida sort d’un coma profond et c’est même peu dire. C’est pourquoi nous nous sommes engagés à  soutenir avec force la sauvegarde des acquis.

 

Et quels sont ces acquis ?

En termes d’acquis, nous avons obtenu aujourd’hui, une répartition équitable des droits. Nous avons obtenu que tous les festivals culturels, pour ceux qui en font la demande au Burida, soient financés. Nous avons obtenus que les artistes dans leur grande majorité soient soignés quand ils sont malades… Nous ne comprenons donc pas cette haine, cet acharnement à vouloir casser du Vieira.

 

Qu’avez-vous décidé face à la persistance de cet état ?

 

Nous, artistes membres du collective « Sauvegardons les intérêts et acquis du Burida », pensons qu’il est temps que nous nous mettions en première ligne. Parce que nous sommes les plus nombreux et nous pensons que la maison Burida doit survivre, doit vivre. Le Burida n’est pas la maison des bras cassés. Le Burida n’est pas la maison des syndicats. Les syndicats ont un rôle qui n’a rien à voir avec le Burida. Le Burida n’est pas la maison de ceux qui veulent avoir de l’argent sans rien faire. Le Burida, c’est la maison de ceux qui travaillent et qui attendent le fruit de leur labeur. Alors, je prends l’opinion nationale et internationale à témoin, pour annoncer que jeudi, les artistes vont se réunir devant le Burida pour proclamer haut et fort la mise à l’écart de ceux qui n’apportent rien au Burida et qui s’acharnent à détruire ce qu’ils n’ont pas construit. En un mot, nous allons soutenir le Burida, parce que pour nous, l’institution est au-dessus des personnes. Si l’audit commandité à hauteur de 53 millions de FCFA prouve que Mme Vieira a mal géré, nous allons l’accompagner, soit à l’aéroport, soit à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Mais en attendant, je  demande aux uns et aux autres la sérénité. Attendons le résultat de l’audit. Ceux qui s’agitent déjà alors que le résultat n’est même pas encore connu ont des raisons : ils sont en train de nous démontrer qu’en réalité, Mme Vieira est blanche comme neige.

 

R. K.


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