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Côte d’Ivoire / Filière café-cacao : Les anciens barons magouillent pour gérer encore 6 milliards, dénonce un exploitant agricole

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Les producteurs de la défunte Association nationale de café-cacao (ANAPROCI) qui ont pillé la filière sous la refondation refont surface. Ils veulent encore manipuler six milliards FCFA destinés au recensement des producteurs de café-cacao. Feu Amouzou et Tapé Do avaient décaissé plus de 9 milliards FCFA détournés par les mêmes individus se réclamant de l’Anoproci et des syndicats fictifs. A peine le Conseil du café-cacao vient de procéder au lancement de l’opération du recensement que l’Anoproci revient à la charge pour réclamer la gestion des six milliards FCFA de l’opération du recensement des producteurs. Maurice Sawadogo exploitant agricole, vice-président de la fédération des organisations des producteurs de café-cacao qui se confiait au président du Réseau des journalistes spécialisés en café-cacao est catégorique : « Les pilleurs sous Laurent Gbagbo n’ont pas le droit de piloter la gestion de l’opération du recensement des producteurs. Ils ont déjà échoué sous Gbagbo », a indiqué le producteur d’Abengourou. Pour lui, les missions d’une association ou d’un syndicat ne consistent pas à manipuler de l’argent mais à défendre les intérêts des producteurs. Maurice Sawadogo indique que les associations ont beaucoup à faire dans la filière plutôt que de vouloir gérer de l’argent. « Les syndicalistes doivent aller dans les forêts classées pour demander aux producteurs de quitter. Ils doivent lutter contre la déforestation et non faire de la gestion des milliards leur priorité », dénonce le président de la Coop CC. Pour lui, des privés se cachent derrière les producteurs pour saboter la structure de régulation. « Dans quel pays peut-on laisser des privés faire le recensement des producteurs ? », s’est-il interrogé. Avant d’indiquer qu’après avoir contrôlé les prévisions des récoltes pour ne pas que les prix soient bons, ils veulent s’approprier la gestion de l’opération de recensement des producteurs. « Le syndicat du progrès des producteurs du FPI doit cesser de boycotter la filière et servir les multinationales », a-t-il conclu.

A.K.


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