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Côte d’Ivoire / Des ouvrages scolaires piratés ont envahi les librairies ivoiriennes : Le cri du cœur d’un éditeur

Editeur.jpg Le directeur général des éditions NEI/ CEDA, Dominique Leboulch

La 4ème édition du Salon international de l’originalité d’Abidjan «Origigi 2018» a eu lieu, récemment, au cercle des rails d’Abidjan-Plateau. Dominique Le Boulch, directeur général des éditions Nei-Ceda, a présenté la situation dramatique du livre relative à la piraterie qui s’est installée depuis quelques années sur les livres scolaires de manière permanente. L’éditeur, invité à prononcer une communication à la faveur de l’édition 2018 du Salon Origigi, a tiré la sonnette d’alarme face à l’étendue du fléau. Pour lui, si rien n’est fait par les autorités (la douane, la police et même les services du Premier ministre) dans moins de cinq ans, il n’y aura  plus de maison d’édition ivoirienne. «Il n’y aura plus de productions ivoiriennes. Et les enfants ivoiriens seront obligés de travailler avec des livres venus d’ailleurs. C’est au minimum un chiffre d’affaire de 2 milliards perdu par les éditeurs», a-t-il dénoncé. Il a  également dénoncé la concurrence déloyale de certaines imprimeries qui se permettent ‘‘de scanner les productions des maisons d’édition’’, de les imprimer localement et de les vendre directement à la population. Aussi, a-t-il révélé que certaines personnes se permettent même d’imprimer des ouvrages directement en Chine et en Inde. «Ils vont jusqu’à faire rentrer de façon frauduleuse des conteneurs sur le territoire ivoirien. Des dizaines de conteneurs de 40 pieds sont rentrés à Abidjan. C’est énorme », a-t-il dénoncé avant d’inviter les autorités ivoiriennes à réagir.

R.K.


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